06 41 13 12 96
Accueil > Articles & infos > Pourquoi fait-on des fautes d'orthographe ?

Pourquoi fait-on des fautes d'orthographe ?

Moins de fautes grâce à une approche globale

Travailler l’orthographe uniquement par des exercices écrits et des dictées ne suffit pas toujours.
La graphopédagogie propose une approche globale et respectueuse du fonctionnement de l’apprenant, en agissant sur :

  • le corps (posture, détente),

  • le geste (fluidité, automatisation),

  • la voix (verbalisation),

  • le rythme (temps d’écriture adapté),

  • la confiance.

Améliorer l’écriture, c’est aussi améliorer l’orthographe.

les fautes d'orthographe

Selon une enquête publiée en 2022 par le Ministère de l'Education, les élèves de CM2 feraient, pour une dictée donnée, environ 9 fautes de plus que des élèves de 1987, soit une hausse de 81.3% en 35 ans.

Si ces chiffres sont à manier avec prudence, il n'en reste pas moins que cette baisse du niveau d'orthographe est notable, que ce soit en classe, sur les réseaux sociaux, les courriers...

A l'occasion de la Journée Mondiale de l'écriture, en janvier 2024, une étude a été menée pour évaluer la perception des français sur le rôle de l'écrite manuscrite dans la construction du savoir.

Sur les raisons possibles de cette baisse de niveau, plusieurs hypothèses ont été mises en avant :

  • une baisse de la fréquence de lecture
  • l'utilisation du langage sms
  • la baisse de l'usage de l'écriture manuscrite
  • la baisse du niveau de l'enseignement
  • la baisse de l'apprentissage de l'écriture manuscrite
  • les correcteurs d'orthographe
  • l'augmentation de la présence de  textes comportant des fautes 
  • l'utilisation de l'intelligence artificielle générative

L'écriture manuscrite, lorsqu'elle est fluide et bien intégrée n'est plus qu'un outil et permet de se consacrer à des tâches dites "hautes" comme l'expression écrite, et avant cela, l'orthographe.

les fautes d'orthographe

Et si la réponse ne se trouvait pas uniquement dans les règles…

Les fautes d’orthographe sont souvent perçues comme un manque de travail, d’attention ou de connaissances. Pourtant, de nombreux enfants — et adultes — connaissent les règles… mais continuent à faire des erreurs.
En graphopédagogie, on porte un regard différent sur cette question : et si le problème venait aussi du corps, du geste et de la manière dont l’écriture est automatisée ?

L’écriture : une activité bien plus complexe qu’il n’y paraît

Écrire ne consiste pas seulement à appliquer des règles grammaticales. C’est une activité qui mobilise simultanément :

  • la réflexion (choix des mots, structure de la phrase),

  • la mémoire orthographique,

  • l’attention,

  • la coordination motrice,

  • la gestion de l’espace et du temps.

Lorsque l’un de ces éléments demande trop d’effort, les autres en pâtissent. Très souvent, c’est le geste graphique qui accapare toute l’énergie.

Une posture inefficace… et l’orthographe s’effondre

Une posture inadaptée (dos affaissé, tête trop penchée, épaules crispées, feuille mal placée) entraîne :

  • une fatigue rapide,

  • des tensions corporelles,

  • une baisse de l’attention,

  • une lenteur excessive.

Résultat : le cerveau est occupé à tenir, s’ajuster, compenser.
Il n’a plus suffisamment de ressources pour réfléchir à l’orthographe.

Un corps stable et confortable libère l’esprit.
La graphopédagogie accorde donc une importance majeure à la posture, au placement de la feuille et à la tenue de l’outil scripteur.

Automatiser le geste pour libérer la réflexion

Lorsqu’un enfant doit encore réfléchir à comment former chaque lettre, à où placer son crayon, à dans quel sens tracer, l’écriture devient coûteuse sur le plan cognitif.

Dans ce cas :

  • la priorité est donnée à “réussir à écrire”,

  • l’orthographe passe au second plan,

  • les fautes augmentent, même sur des mots connus.

L’automatisation du geste graphique est donc un levier essentiel pour améliorer l’orthographe.


Quand le geste devient fluide et inconscient, l’attention peut enfin se porter sur :

  • les accords,

  • la segmentation des mots,

  • la relecture,

  • le sens de la phrase.

le rôle clé de la verbalisation

En graphopédagogie, on ne se contente pas d’écrire : on verbalise.

Dire à voix haute :

  • les sons,

  • les syllabes,

  • les lettres muettes,

  • les accords,

  • le raisonnement orthographique,

permet de créer un lien fort entre le geste, la parole et la pensée.

Cette verbalisation :

  • ralentit volontairement le geste pour le rendre conscient,

  • aide à structurer la réflexion,

  • renforce la mémorisation,

  • sécurise l’apprenant.

On n’écrit pas seulement avec la main, mais avec tout le corps et la voix.

Synchroniser la voix et le geste pour ancrer la mémoire

Lorsque la voix et le geste sont synchronisés :

  • le cerveau active plusieurs canaux sensoriels (auditif, visuel, kinesthésique),

  • l’information est mieux encodée,

  • la mémoire à long terme est renforcée.

Par exemple :

  • dire les lettres en les écrivant,

  • verbaliser les accords au moment précis du tracé,

  • marquer une pause vocale sur les lettres muettes.

 

Cette synchronisation est particulièrement bénéfique pour les enfants présentant :

  • des troubles de l’attention,

  • une dysorthographie,

  • une lenteur graphique,

  • un manque de confiance à l’écrit.

Retour Articles & Infos

Ce site utlise des cookies pour réaliser des statistiques de navigation. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ses cookies Oui Non en savoir plus et gérer vos cookies